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Bus de nuit : une avancée certes, mais arrêtons le dogmatisme

Communiqué de presse de Fac Verte Toulouse du 28 novembre 2011

 

Fac Verte Toulouse se réjouit que notre idée d'un transport nocturne à Toulouse ait été reprise par la municipalité. Nous avions présenté cette proposition dans notre programme lors des élections étudiantes de 2010, puis lors d'un vœu devant le Conseil d'Administration du Crous de Toulouse, où il avait reçu le soutien de l'ensemble des élus étudiants.

 

Nous regrettons toutefois que l'esprit de notre proposition n'ait pas été suivi. En effet, notre demande repose sur l'égalité entre les habitants de la ville, voire de l'agglomération. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui n'ont plus de bus pour rentrer chez eux à partir de 20h. Notre proposition visait donc à la mise en place d'une ou plusieurs lignes desservant un maximum de quartiers, y compris entre eux, en prenant l'exemple du tracé strasbourgeois.

 

Le projet qui sera mis en place au printemps s'inscrit dans un cadre très rigide, qui ne semble pas pour l'instant amendable. Cette ligne à sens unique (!) a pour but de ramener les étudiants du centre ville vers Rangueil. Ceci nous semble être de l'étroitesse d'esprit. Une ligne basée sur la ségrégation : telle population, dans tel sens, à telle occasion, ne peut que créer de la frustration. La municipalité doit chercher à faciliter les transports, pas déterminer quelle population doit prendre ce bus.

 

Et pourquoi défendre l'option du retour à vide de Ramonville à la gare? Notre proposition de bon sens, de permettre à des voyageurs de pouvoir réaliser ce trajet a été rejetée, à 2013 au plus tôt. Pourtant cela ne couterait pas un centime de plus (le bus roule de toute façon), ne ferait pas perdre de temps (il n'y aurait pas d'arrêt sur le chemin) et permettrait de créer une boucle et une continuité sur le trajet. De quelle droit peut-on interdire aux gens de rentrer chez eux pendant la nuit, s'ils viennent du sud de la ville?

 

Si le projet actuel va dans la bonne direction, il est donc envisagé de façon trop rigide, voire de manière dogmatique pour être totalement satisfaisant. Il faudrait envisager l'offre de transport de façon plus globale, afin de s'adresser à un maximum de personnes, et ainsi faciliter son succès. Il nous semble donc nécessaire d'optimiser le projet actuel au plus tôt, afin que la période de test soit concluante.

 

En attendant les résultats de la période de test de la ligne de nuit, nous pensons qu'il est important d'améliorer l'offre de transports au delà de 20h, afin de permettre au maximum de personnes de pouvoir se déplacer en transports en commun. La question du transport la nuit étant l'extension de celle du transport en soirée.

Dans l'optique des discussions prochaines sur la question du transport en soirée, nous appelons donc Tisséo à :

  • Prolonger au moins jusqu'à 22h les lignes de bus vers les principales villes autour de Toulouse, et vers les quartiers aujourd'hui délaissés à la nuit tombée.

  • Prolonger jusqu'à 2h du matin les lignes de soirée, tous les jours de la semaine.

  • Créer une nouvelle ligne de soirée vers l'ouest de la ville (Lardenne, Pradettes...)

  • Permettre aux voyageurs de faire le trajet Ramonville-Gare Matabiau dans les bus de ligne de nuit en projet.

 

 

Fac Verte Toulouse

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Rappel des aides sociales pour les étudiants

N'hésitez pas à consulter cet article en lien pour mettre toutes les chances de votre coté avant la rentrée

 

http://www.facvertetoulouse.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=70&Itemid=57

 

Communiqué de presse

Dixième mois de bourse, victoire cache-sexe de la précarité étudiante

 

Le 26 août 2011

 

Promis par Valérie Pécresse en 2009, le dixième mois de bourse est enfin officiellement validé par Laurent Wauquiez, fraîchement nommé au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le syndicat étudiant écologiste Fac Verte se félicite de cette annonce, et s'associe à la satisfaction de toutes les organisations étudiantes qui se sont mobilisées en plein été contre cette nouvelle attaque envers les plus précaires.

 

Après l'épisode des APL et des demi parts fiscales l'été dernier, le gouvernement a une fois de plus tenté de s'attaquer aux droits des étudiants pour des économies de bouts de chandelles à l'échelle de l’État Ce n'est pas grâce à la bonne volonté du gouvernement mais bien grâce à la pression qui a été mise sur le ministère que ce dixième mois sera versé. Cette revendication est légitime et ne fait que s'adapter à l'allongement des périodes annuelles d'étude voulues par Mme Pécresse. Mais cette victoire ne doit pas faire oublier ni les nombreux reculs que connaissent tous les étudiants lors de cette rentrée, ni les conditions de grande précarité dans lesquelles se trouvent de nombreux étudiants qu'ils soient boursiers ou non.

 

Outre l'augmentation générale du coût de la vie :

  • Contre l'avis du CNOUS, le ministère décide unilatéralement d'augmenter le prix du ticket RU, et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Sous la pression d'une politique de rigueur qui impose des réductions drastiques des dépenses des CROUS à tous les niveaux, on voit la nourriture baisser en qualité et en quantité depuis plusieurs années.

  • Les politiques immobilières de logement étudiant laissent de côté les logements aux loyers les plus bas, excluant les étudiants les plus précaires.

  • Augmentation générale des frais d'inscription, et pas de mesures radicales contre les frais illégaux que pratiquent certaines universités.

  • Enfin, il n'y a toujours aucune prise en compte du salariat étudiant dans l'organisation des études, celui-ci étant pourtant de plus en plus répandu.

 

En conséquence, et malgré la victoire que représente la confirmation du financement du 10e mois de bourse, cette bonne nouvelle ne saurait masquer l'augmentation généralisée de la précarité étudiante en cette rentrée 2011.

 

Fac Verte s'indigne de cette situation, et demande que des actions concrètes et ambitieuses soient engagées, telles que :

  • L'encadrement des loyers dans les logements publics et privés

  • La mise en place d'un revenu universel de formation correspondant à 16 semestres d'études

 

Contacts : Hugues Ménard (porte-parole fédéral) 07 86 50 44 62 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Jérôme Cucarollo 06 71 60 58 38 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Indépendante et démocratique, Fac Verte est une organisation syndicale étudiante écologiste dont les actions s’inscrivent dans le champ de l’enseignement supérieur. Unitaire, Fac Verte est le réseau universitaire de toutes les écologies.

   

Des potagers dans les cité u

La création de potagers et la plantation d'arbres fruitiers en cité et résidence universitaire, étaient 2 points importants de notre programme électoral lors des élections du Crous de mars 2010. Fort du soutien des étudiants pendant cette élection -qui nous a permis de conserver notre élu au Conseil d'Administration du Crous, malgré des moyens de campagnes financiers et humains limités et bien inférieurs à ceux de nos concurrents- nous pouvons aujourd'hui fièrement annoncer que des potagers seront bientôt créés dans les principales cité et résidences universitaires. Notre programme n'était pas tapageur, il ne promettait pas la lune, notre objectif étant de pouvoir de mettre en place nos principales propositions d'ici 2012.


Si les résidents sont généralement conscients de l'intérêt de cette proposition, il nous semble néanmoins nécessaire d'en détailler les avantages :

- Cultivez vous ! Derrière ce slogan, apparait la démocratisation de savoirs qui généralement sont réservés à certains groupes sociaux. Cultiver un potager, faire pousser des végétaux, nécessite une connaissance de réalités naturelles et universelles qui parfois sont oubliées dans notre monde de plus en plus virtuel et nombriliste. Participer à un potager permet aussi de relativiser les valeurs qu'on essaye constamment de nous présenter comme évidente et universelle dans les médias. On nous présente fréquemment l'homme tel un demi-dieu grâce au pouvoir de sa sacro-sainte science, supérieur aux éléments et aux autres espèces vivantes, justifiant ainsi des exactions inadmissibles contre des éco-systèmes, contre des populations animales et végétales, mais aussi contre des populations humaines alors présentées comme arriérées et opposées au progrès.

- Partager ses connaissances : Ces potagers seront un lieu de rencontre, où des étudiants et des associations pourront partager leurs connaissances  avec d'autres étudiants intéressés. L'objectif est clairement la coopération entre différents acteurs, afin que ces potagers, en plus d'être des actions écologiques, soient aussi des manifestations sociales. A Fac Verte nous sommes très attachés à la dimension sociale de l'écologie, nous cherchons toujours à ce que nos actions jouent sur ces 2 plans en même temps, en effet l'écologie n'a pas vocation à être opposée à l'homme, mais à lui être utile.

- Produire ce qu'on mange : Notre société de consommation a totalement bouleversé les flux d'échanges de marchandises, et notamment ceux de nourriture. Aujourd'hui il n'est pas rare que ce qu'on mange provienne de zones éloignées de plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres. En produisant localement ce que l'on consomme, nous redonnons des valeurs humaines à la production de nourriture. En effet, au delà du potager, cette action vise à promouvoir le lien entre producteur et consommateurs (qui ici sont liés), afin de participer à la sécurité alimentaire (en étant pas tributaire des transports de marchandise) et le lien social, qui est pour nous une valeur fondamentale de l'échange marchand, puisqu'il permet une amélioration notable de la qualité des produits, sans augmentation de prix. Lorsqu'on connait le producteur, et lorsqu'il nous connait, une relation de confiance peut se créer, ce qui n'est pas le cas lorsqu'on est confronté à des intermédiaires rapaces ayant pour seul objectif une rentabilité financière fictive et la rétribution d'actionnaires oisifs, inutiles et étrangers.

- Apporter de la vie : Les cité et résidences universitaires sont parfois malheureusement des lieux de passage, des cités dortoirs vis-à-vis desquelles les résidents n'ont pas forcément de lien affectif pouvant provoquer un engagement pour l'amélioration de leur conditions de vie. Ce projet potager vise à créer une communauté d'étudiants qui auto-gèrera son potager. Par extension, ces étudiants pourraient créer une dynamique invitant d'autres résidents à s'emparer d'autres projets, comme une bibliothèque par exemple. Nous souhaitons que les cités et résidences universitaires soient des lieux de vie, et pas seulement des dortoirs. Pour cela il nous semble important de proposer des activités culturelles, mais aussi des possibilités de s'épanouir et de s'amuser, notamment en proposant des lieux où faire des soirées et des fêtes (afin de ne pas être éternellement chassé des couloirs par les veilleurs à 23h). Par extension le potager veut s'inscrire dans le cadre d'une nouvelle gestion des espaces verts, où le développement de la biodiversité serait une notion prise en compte.


Ce projet de potager est donc une volonté d'apporter  une plus-value qualitative aux étudiants et aux cité et résidences universitaires (sans hausse de loyer ou de charges bien entendu), mais aussi de mettre en terre les graines de plus de cohésion et de solidarité  entre les résidents. Il s'agit donc d'un projet politique fort, écologique et social, pour améliorer les conditions de vie des étudiants, et apporter la preuve qu'une autre façon de faire -non financière, non matérialiste, non aliénante- est possible, en mettant en avant les valeurs de partage, de respect et d'entraide.

 

Travailler plus pour vivre moins, ou la précarité sociale comme programme

La réforme du système de financement des retraites adoptée au forceps et contre la volonté populaire par le gouvernement est une agression inadmissible contre les français, en particuliers les plus faibles, qui s'inscrit dans la droite ligne des poussées anti-sociales de la droite depuis 2002.

Quel est le réel objectif de ces "réformes"? Sont elles bonnes pour les français? Nécessaires? A qui profitent elles réellement? Voici les vrais questions qu'il faut se poser pour appréhender les enjeux réels de ces changements.

La droite et les droitistes ne l'ont jamais caché, leur modèle est le système libéral en vigueur aux Etats Unis et d'une certaine façon en Angleterre, et leurs héros sont Tchatcher et Reagan, personnages pouvant être considérés comme des ennemis juré de ce qui est public. La France que nous prépare l'ump est un retour aux temps peu enviables de la 3ème république, immortalisés dans Germinal et connus par ses dérives anti-démocratiques et anti-humains lors des 2 conflits mondiaux. L'ump nous prépare à une vie de servage où tout sera fait pour enrichir les riches, supprimer la classe moyenne et asservir les pauvres et les nouveaux pauvres. Le désengagement de l'état dans des domaines essentiels, tels la santé publique, l'éducation, la fraternité sociale sont révélateurs de cette vision criminelle de la société.

Dans ce monde que veut la droite, les pauvres resteront pauvres, ils seront une main d'oeuvre corvéable à merci, peu payés (ne nous disent ils pas sans cesse que nous ne sommes pas compétitifs face à la Chine, et donc qu'en conséquence nous devons vivre comme des chinois) où il faudra s'endetter pour étudier et se soigner, tout ça au plus grand bénéfice des puissants possédant les établissements de prêt, l'école privatisée, la santé privatisée. La dérégulation du marché du travail permettra aux employeurs de se débarrasser de leurs employés sans contrepartie, faisant peser sur ces derniers une précarité et un stress nocif pour leur santé. Dans la France de droite, la retraite ne sera qu'un mirage, selon des prévisions fantaisistes d'allongement infinie de l'espérance de vie (malgré la mise à mort programmée du système de santé ayant permis les améliorations sanitaires responsables de cette évolution, malgré les conséquences imprévisibles du changement climatique, malgré le stress de notre mode de vie productivisto-consumériste où tout doit être quantifié et comparé) l'âge légale de la retraite sera sans cesse reculé et seuls les possédants et les puissants qui n'auront jamais réellement travaillé durant leur vie (mais engrangé des sommes conséquentes au nom de leur situation sociale avantageuse) pourront bénéficier d'une retraite.

Ce que souhaite la droite, c'est qu'on étudie moins, qu'on réfléchisse moins, et qu'on travaille jusqu'à notre mort, bien souvent de façon inutile en produisant ou vendant des choses qui ne servent à rien, tout ça pour ne pas remettre en cause leur conception du monde. Ce monde n'est pas une invention utopique d'un écolo coupé du monde, il existe déjà de l'autre coté de l'océan atlantique. Leur arme de destruction massive utilisée comme justification universelle est la dette. Mais qui crée cette dette? Lorsque la droite est au pouvoir la dette explose, malgré les coupes budgétaires. Elle prépare en fait le terrain de ses futures réformes. La cour des comptes dénonce depuis 2002 des infractions au niveau du budget de l'état, de l'argent est détourné de la sécu afin de créer de façon comptable des déficits qui ne devraient pas exister. Il serait en effet impossible de fermer des hopitaux sans "trou de la sécu". De la même manière l'état coupe les financements aux collectivités locales, aux associations oeuvrant sur le terrain, aux crous...

La droite a pour programme l'insécurité sociale qui frappera directement et violemment chacun d'entre nous tout au long de sa vie. Face à cela l'écologie politique propose une alternative, fondée non sur l'argent, mais sur l'utilité réelle, non sur la croissance économique, mais sur la logique de pouvoir produire localement ce que les populations nécessitent, non sur l'individualisme mais sur le partage des savoirs, des moyens de se déplacer, non sur la pingrerie mais sur la solidarité.

Ce que nous proposons à Fac Verte entre dans cette logique, et nous appelons les étudiants à réagir, à réfléchir par eux même, à ne pas se laisser manipuler par les grands médias au service des dominants, et à s'investir dans l'avenir de leur collectivité. Nous souhaitons une société meilleure et nous tentons à notre modeste échelle de faire évoluer les choses dans ce sens avec les bonnes volontés souhaitant participer à nos projets.

   

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